Rémi Tamburini

Rise to Heaven

2017

Chevrons de sapin ; Acier laqué satiné ; Panneaux de MDF noir teinté dans la masse.

 

Tout comme le sont habituellement les sculptures-objets de Rémi Tamburini, Rise to Heaven se situe entre l’ovni égaré, le prototype d’un ingénieur de l’aérospatiale et la maquette bricolée d’un Géo Trouvetout.

Sa proposition est inspirée à la fois des gloriettes et de la Cupola.
Une gloriette est, dès la Renaissance, un petit pavillon de jardin dédié à la détente mais aussi à la pratique de la poésie. La Cupola est, comme son nom l’indique, une coupole d’observation panoramique. Celle dont parle ici Rémi Tamburini est installée sur la station spatiale internationale et permet aux astronautes d’effectuer leurs opérations techniques. De plus, elle offre un point de vue sur la planète Terre. C’est pourquoi Rémi Tamburini envisage Rise to Heaven comme une structure d’observation depuis le sol terrien en connexion avec le poste de l’espace.

Tout comme la Cupola ou les gloriettes, la structure architecturale, Rise to Heaven, construite à Aix-les-Bains ouvre un imaginaire et propose un espace propice au repos et à la contemplation. C’est pourquoi elle est installée dans le jardin vagabond « créé selon le concept de jardin en mouvement initié par Gilles Clément 1 ».

Une seconde partie de la proposition de Rémi Tamburini est visible dans l’ancien fumoir du Grand Hôtel d’Aix-les-Bains. Dans cet espace désormais fermé au public et en passe d’être réhabilité – faisant de lui une architecture disparue -, Rémi Tamburini montre le bureau de la PAA (Proto Artistique Administration) présentant les différents éléments graphiques, maquettes et autres prototypes ayant servi à la confection de l’oeuvre Rise to Heaven. A la manière des agences spatiales internationales, Rémi Tamburini propose un lieu de présentation et de vulgarisation des concepts développés dans le cadre de sa recherche. Rise to Heaven se pense alors en deux étapes qui font oeuvre commune car comme l’écrit Tarquin SINAN, « à la manière d’un ingénieur, l’artiste conçoit l’oeuvre autant qu’il la crée. L’objet physique est la matérialisation d’une conception scénarisée, l’illustration d’une proposition 2 ».

 

1 – in http://www.jardinvagabond73.com/, Consulté le 14 juin 2017 à 12h39.
2 – in SINAN Tarquin, « Rémi Tamburini : l’art de la proposition », document de présentation du travail de Rémi Tamburini.

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